SECTION A : ORIENTATIONS GÉNÉRALES

1- MANDAT DE LA RÉGIE

Créée pour une première durée de 20 ans, par un décret gouvernemental du ministre des Affaires municipales du 27 août 1991, publié dans la Gazette officielle le 14 septembre 1991, le mandat de la Régie a été prolongé en 2009 par l’ensemble de ses municipalités membres pour valoir jusqu’au 31 décembre 2030.

2- PARTICIPATION DES CITOYENS, DES COMITÉS ET DES DIVERS ORGANISMES

La Régie estime que les citoyens, les comités ainsi que les divers organismes qui oeuvrent dans le domaine environnemental ou autres peuvent être consultés au besoin. Sans que ces intervenants ne soient partie prenante des décisions prises par le conseil d’administration de la Régie, celle-ci souhaite maintenir le principe à l’effet qu’ils puissent être consultés à des moments jugés opportuns, avant la prise de décision.

3- CENTRALISATION DES ÉQUIPEMENTS

La Régie a toujours préconisé une vision « intégrée » de la gestion des matières résiduelles.

De façon cohérente et dans le respect de cette vision « intégrée« , la Régie prend position en faveur d’une centralisation en un même endroit, des équipements qu’elle pourra éventuellement mettre en place, chaque fois que cela est possible, le tout pour les raisons suivantes :

1o  faciliter l’obtention des autorisations requises;

2o  faciliter l’intégration des interventions les unes par rapport aux autres, lesquelles sont souvent complémentaires en regard de l’ensemble des interventions de la Régie;

3o  assurer une meilleure gestion des équipements.

Note :   Certains équipements doivent néanmoins être décentralisés compte tenu de la grandeur du territoire desservi par la Régie. À titre d’exemple, il faut citer le cas des écocentres qui sont répartis de façon stratégique sur le territoire.

4- PROVENANCE DES MATIÈRES RÉSIDUELLES

Au moment de sa formation, et encore à ce jour, le territoire de la Régie couvre celui des MRC d’Acton et des Maskoutains. Le mandat qui lui est confié par ses municipalités membres consiste essentiellement à assurer la gestion des matières résiduelles et des boues provenant du territoire de ces deux MRC.

Tel que spécifié à l’article 17 de la Loi concernant la Régie intermunicipale de gestion des déchets de la région maskoutaine, la Régie ne peut accepter les déchets et les boues qui ne sont pas générés sur son territoire sauf s’ils constituent des matières recyclables, récupérables ou valorisables et s’ils ne sont pas destinés à l’élimination.

5- GESTION DES ÉQUIPEMENTS ET DES INSTALLATIONS

Pour les équipements et les installations sur lesquels la Régie détient un droit de propriété et qui sont nécessaires pour la réalisation de sa mission, elle s’assurera en tout temps d’un contrôle direct de leur gestion, même si celle-ci pourrait faire l’objet de mandats pouvant, en certains cas, être confiés au secteur privé et comporter certaines mesures de contrôle (ex. : comité de vigilance, droit d’inspection des opérations et des livres, etc.).

6- LA RÉGIE : UN ORGANISME RESSOURCE

La Régie ou son personnel, en raison de son expertise en matière environnementale, notamment au chapitre de la gestion des matières résiduelles, peut agir à titre d’organisme ressource. Elle peut jouer un rôle conseil au sein de groupes de travail ou de divers comités formés dans le cadre de projets mis de l’avant par des promoteurs privés ou publics.

7- TRI À LA SOURCE

Lorsqu’il est question d’implanter un système de récupération, il est important de bien identifier les résidus acceptés par le service afin de maximiser la qualité des produits qui en découlent. Ceux-ci peuvent ainsi être plus facilement dirigés vers des recycleurs qui pourront les transformer en nouvelle matière première.

Peu importe les concepts de tri qui pourront être privilégiés et qui évolueront inévitablement au fil des années, les actions de la Régie doivent être orientées vers une approche de tri à la source des matières de façon à obtenir une qualité optimale des produits à mettre en marché via la filière des matières recyclables.

8- DÉVELOPPEMENT DURABLE

La Régie maintient que l’ensemble de ses actions seront réalisées selon les principes du développement durable.

Dans ce même esprit, la Régie conserve l’approche qu’elle a privilégiée dès sa constitution, soit d’assurer au meilleur prix, de façon régulière et dans les meilleures conditions de protection de l’environnement, l’enlèvement et le traitement des résidus, tout en tenant compte du concept des 3RVE, qui favorise dans l’ordre la Réduction à la source, le Réemploi, le Recyclage, la Valorisation et ultimement, l’Élimination sécuritaire.

9- POLITIQUE QUÉBÉCOISE DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES ET PLAN D’ACTION 2011-2015

La Régie entend continuer d’orienter l’ensemble de ses actions en conformité avec la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles et le plan d’action 2011-2015, telle qu’adoptée en mars 2011. Suite à cette adoption, la Régie continuera à évaluer l’ensemble de ses actions dans l’optique de cette nouvelle Politique et plus particulièrement en fonction des objectifs de ce nouveau plan d’action, dès que les documents d’évaluation seront rendus disponibles.

L’objectif général de cette politique vise à créer une société sans gaspillage qui cherche à maximiser la valeur ajoutée par une saine gestion de ses matières résiduelles, et son objectif fondamental est que la seule matière résiduelle éliminée au Québec soit le résidu ultime. Ces objectifs s’inscrivent parfaitement dans la vision, la mission et les valeurs de la Régie.

Les objectifs quantitatifs intermédiaires du plan d’action 2011-2015 sont les suivants :

Ramener à 700 kilogrammes par habitant la quantité de matières résiduelles éliminées, soit une réduction de 110 kilogrammes par habitant par rapport aux résultats obtenus lors de la caractérisation de 2008.

  • Recycler 70 % du papier, du carton, du plastique, du verre et du métal résiduels.
  • Recycler 60 % de la matière organique résiduelle.
  • Recycler ou valoriser 80 % des résidus de béton, de brique et d’asphalte.
  • Trier à la source ou acheminer vers un centre de tri 70 % des résidus de construction, de rénovation et de démolition du segment du bâtiment.

10- PLAN CONJOINT DE GESTION DES MATIÈRES RÉSIDUELLES DES MRC D’ACTON ET DES MASKOUTAINS

L’actuel Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains est entré en vigueur en janvier 2005. La Régie est responsable, au nom de ses municipalités membres, de mettre en application les mesures contenues dans ce plan ou dans toutes mises à jour de celui-ci, visant l’atteinte et même le dépassement des objectifs gouvernementaux, tels que ceux-ci ont pu être fixés et pourront évoluer au fil des années.

Le ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs prépare actuellement des règles qui devront être suivies dans le cadre de la mise à jour du Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains. Lorsque ces règles seront disponibles, la Régie pourra collaborer avec les deux MRC pour le processus de la mise à jour du plan de gestion, selon les modalités qui seront fixées par celles-ci et convenues avec la Régie.

La Régie continuera, au moment opportun, de fournir aux MRC d’Acton et des Maskoutains les informations requises pour que celles-ci puissent effectuer le suivi de la mise en oeuvre du Plan conjoint de gestion de matières résiduelles applicable sur leur territoire.

SECTION B : ACTIONS POUR L’AN 2012

1- ACTIVITÉS DE COMMUNICATION

En 2012, la Régie poursuivra tout au long de l’année ses activités de communication auprès de la communauté dans le but d’augmenter sa visibilité et de maximiser son impact sur le développement durable. Elle devra également accroître ces activités dans l’éventuel contexte d’implantation d’une nouvelle méthode de traitement des matières organiques par biométhanisation à compter du premier janvier 2013. Les citoyens auront un besoin accru d’être informés dans ce contexte particulier afin que la transition s’effectue de manière harmonieuse, le cas échéant.

La nouvelle politique provinciale de gestion des matières résiduelles de mars 2011 et le plan d’action 2011-2015 soulignent l’importance de réduire encore d’avantage le volume de matières dirigées vers l’enfouissement et dans ce contexte, la Régie profitera de l’année 2012 pour transmettre à tous les citoyens, une affiche magnétique aux couleurs de la Régie, rappelant les matières à placer dans les bacs vert et brun. Cette distribution devrait être intégrée dans un plan structuré de communications à l’endroit de la population, rappelant l’importance de participer aux collectes de matières recyclables et organiques ainsi qu’aux collectes de résidus domestiques dangereux afin de réduire le volume de matières dirigées vers l’enfouissement.

De plus, avec l’implantation du Programme régional de vidange des installations septiques sur tout le territoire de la Régie et en considérant qu’une partie du territoire sera visitée pour la première fois en 2012, il est extrêmement important d’assurer une communication personnalisée auprès des citoyens afin de répondre rapidement aux attentes, aux questionnements et aux craintes de ceux-ci.

Les objectifs poursuivis par les activités de communication sont les suivants :

  • sensibiliser l’ensemble de la population quant au rôle essentiel que joue la Régie au chapitre de la gestion des matières résiduelles;
  • maximiser l’utilisation des services mis en place par la Régie pour les citoyens des municipalités membres;
  • mieux faire connaître les réalisations et les services de la Régie;
  • modifier les comportements de la population à l’égard de la gestion de leurs résidus afin de favoriser la réduction du volume de résidus dirigés vers l’enfouissement.

2- ACTUALISATION MENSUELLE DU SITE INTERNET

La Régie a mis à jour son site Internet au cours des années 2010-2011 afin de faciliter la diffusion de l’information relative à la Régie, auprès de tous les internautes qui sont de plus en plus nombreux à utiliser cette source infinie d’information. À ce jour, nous avons déjà reçu de nombreux commentaires favorables quant à la convivialité de celui-ci ainsi qu’en ce qui concerne la grande quantité d’informations qu’on peut y retrouver.

Dans ce contexte, nous prévoyons maintenir cet outil à jour en y ajoutant régulièrement les nouvelles informations disponibles. La Régie veillera également à y intégrer les informations requises relativement à l’adjudication des contrats, en vertu de la loi, ainsi que toutes les informations pertinentes quant au nouveau  programme de vidange des installations septiques.

3- GESTION DU CONTRAT DE COLLECTE SÉLECTIVE DES MATIÈRES RECYCLABLES

Le 31 mars 1997, la Régie a instauré un programme de collecte sélective des matières recyclables porte à porte, sur l’ensemble de son territoire. La mise en place de ce programme de collecte sélective faisait suite au positionnement de la Régie, en 1994, quant à l’implantation ultérieure d’un mode de collecte à trois voies :

  • une voie réservée à la récupération des matières recyclabes;
  • une voie réservée à la valorisation des matières organiques;
  • une voie réservée à l’élimination des résidus domestiques ultimes.

En août 2010, suite au processus d’appel d’offres mis en place par la Régie, celle-ci a octroyé à l’entreprise Services environnementaux Richelieu, pour une durée de cinq ans débutant le 1er janvier 2011, un contrat pour l’enlèvement et le transport des matières recyclables provenant du territoire de ses municipalités membres. La Régie doit assurer la gestion de ce contrat qui comprend, entre autres, un service de base aux industries, commerces et institutions (781 ICI). La Régie a également choisi d’intégrer tous les chalets (229 unités) situés sur son territoire à la collecte sélective des matières recyclables.

La venue d’un nouvel entrepreneur à compter du premier janvier 2011 a eu pour effet d’entraîner de nombreux ajustements au cours des premiers mois de l’année quant aux services de collecte des matières recyclables. Au cours de cette période, toutes les ressources internes de la Régie ont dû être mises à contribution afin d’assurer une transition en douceur de l’ancien vers le nouvel entrepreneur. Les communications ont été intensifiées afin de répondre adéquatement aux interrogations des citoyens et le service a maintenant atteint sa vitesse de croisière.

Toutes les matières recueillies sont acheminées au centre de tri Récupéraction Centre du Québec inc. de Drummondville. En septembre 2009, une entente est intervenue entre Récupéraction Centre du Québec inc. et la Régie confirmant l’option de prolongation de l’entente préexistante entre les parties jusqu’au 31 décembre 2015. Cette entente prévoit des ajustements qui sont applicables au cas d’effondrement des coûts de revente des matières recyclables, comme cela s’est produit au cours de l’année 2008-2009, dans le respect des règles édictées par l’Arrêté ministériel du 21 avril 2009.

Tout au long de l’année, les résultats concernant les quantités récupérées sont analysés puis diffusés. La Régie veille à mettre en oeuvre les moyens nécessaires afin de trouver, lorsque possible, des solutions aux problèmes qui sont rencontrés par l’entrepreneur qui assure la collecte et le transport des matières, par les citoyens et les ICI desservis par le programme ainsi que par le centre de tri.

Par ailleurs, la Régie fournit annuellement, les renseignements requis par les instances gouvernementales, notamment dans le cadre du Règlement sur la compensation pour les services municipaux fournis en vue d’assurer la récupération et la valorisation des matières résiduelles. Ce règlement est en vigueur depuis le 1er mars 2005.

4- GESTION DU CONTRAT DE COLLECTE, DE TRANSPORT ET D’ÉLIMINATION DES RÉSIDUS DOMESTIQUES

En août 2010, suite au processus d’appel d’offre mis en place par la Régie, celle-ci a octroyé à l’entreprise Services environnementaux Richelieu pour une durée de cinq ans débutant le 1er janvier 2011, un contrat pour l’enlèvement, le transport et l’élimination des résidus domestiques provenant de ses municipalités membres. La Régie doit assurer la gestion de ce contrat qui comprend, entre autres, la collecte mécanisée obligatoire des bacs roulants, depuis janvier 2006, ainsi que la collecte des résidus domestiques aux deux semaines, depuis janvier 2007, pour les immeubles de 5 logements et moins. La Régie veille à fournir le support nécessaire à tous les intervenants concernés par ce contrat.

Comme il était à prévoir, la venue d’un nouvel entrepreneur pour cette collecte à compter du 1er janvier 2011 a eu pour effet d’entraîner de nombreux ajustements au cours desp remiers mois de l’année quant aux services de collecte des résidus domestiques, lesquels ont été gérés au fur et à mesure de l’apparition des diverses problématiques. Ce contrat prévoit également trois collectes annuelles de rebuts encombrants ainsi qu’un service de base aux industries, commerces et institutions (ICI).

La Régie veille également à fournir, en temps opportun, les renseignements requis par les instances gouvernementales, notamment dans le cadre du Règlement sur les redevances exigibles pour l’élimination des matières résiduelles. Ce règlement est entré en vigueur le 23 juin 2006.

5- GESTION DU CONTRAT DE COLLECTE, DE TRANSPORT ET DE VALORISATION DES MATIÈRES ORGANIQUES

En août 2010, suite au processus d’appel d’offre mis en place par la Régie, celle-ci a octroyé à l’entreprise Services environnementaux Richelieu, pour une durée de cinq ans qui a débuté le 1er janvier 2011, un contrat pour l’enlèvement, le transport et la valorisation des matières organiques. La Régie devra continuer d’assurer la gestion de ce contrat qui comprend, entre autres, un service de base aux industries, commerces et institutions (ICI).

La venue d’un nouvel entrepreneur pour cette collecte a eu pour effet d’entraîner de nombreux ajustements au cours des premiers mois de l’année quant aux services de collecte des matières organiques. Au cours de cette période, toutes les ressources internes de la Régie ont dû être mises à contribution afin d’assurer une transition en douceur de l’ancien vers le nouvel entrepreneur.

Ce contrat prévoit notamment qu’en date du1er janvier  2013, la Régie pourra choisir d’exclure le traitement de la matière organique du contrat et faire procéder au traitement de celle-ci par biométhanisation à l’usine de Saint-Hyacinthe, à sa seule discrétion. Ce délai devrait permettre l’implantation des équipements nécessaires pour recevoir et traiter les matières organiques recueillis par l’entremise de la collecte à trois voies.

La Régie doit assurer la gestion de ce contrat qui comprend systématiquement quarante collectes annuelles pour tous les immeubles de 5 logements et moins. Plus de 33 000 ménages, répartis sur l’ensemble du territoire de la Régie, bénéficient de ce service. Depuis l’appel d’offres de 2010, la Régie a intégré à la collecte à trois voies, tous les immeubles de 5 logements qui n’étaient pas déjà desservis par celle-ci ainsi que les chalets (204 unités) situés sur son territoire.

Dans un souci de toujours mieux répondre aux attentes des citoyens de ses municipalités membres, la Régie a également décidé de réduire le territoire du secteur centre-ville de la Ville de Saint-Hyacinthe qui n’était pas desservi par la collecte à trois voies afin d’offrir cette opportunité à un plus grand nombre de citoyens. De plus, considérant les demandes fréquentes de citoyens désirant bénéficier du service de collecte des résidus organiques pour les immeubles multilogements, la Régie a également élargi son offre de services à tous les immeubles de 15 logements et moins, sur simple demande à cet effet par le propriétaire de l’immeuble concerné, depuis le 1er janvier 2011.

Pour l’année 2012, les matières recueillies seront compostées et réutilisées à des fins horticoles par les entreprises Enviroval inc. de Portneuf et Fafard et Frères de Saint-Bonaventure, qui sont dûment autorisées à cette fin.

L’instauration d’une collecte des matières organiques en continu constitue une des premières actions d’envergure qui a été réalisée par la Régie, suite à la mise en vigueur du Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains.

Les résultats obtenus par la Régie, dans le contexte de la collecte à trois voies, font l’envie de nombreuses municipalités et MRC du territoire québécois qui ont décidé d’emboiter le pas. Pour sa part, la Régie s’est donné pour objectif d’améliorer encore d’avantage son rendement à ce niveau. D’ailleurs, la nouvelle politique provinciale de gestion des matières résiduelles et le plan d’action 2011-2015 qui ont été adoptés en mars dernier démontrent bien l’intérêt gouvernemental d’aller en ce sens afin de réduire et ultimement d’éliminer totalement l’enfouissement des matières organiques sur tout le territoire québécois.

6- COLLECTES DE RÉSIDUS DOMESTIQUES DANGEREUX

En 2012, la Régie prévoit organiser, pour une dix-neuvième année consécutive, des collectes de résidus domestiques dangereux. La Régie devra assurer la bonne marche de ces collectes et voir au suivi du contrat avec l’entrepreneur qui aura été retenu suite à un processus d’appel d’offres. La Régie entend également poursuivre la diffusion des communications auprès de la population, afin d’augmenter la participation citoyenne, dans un contexte de sensibilisation accrue de celle-ci quant à la disposition des RDD. Depuis 2009, une collecte printanière a été ajoutée à Saint-Hyacinthe afin d’étendre le service offert à la population. Considérant les résultats extrêmement concluants de la collecte printanière, la Régie entend maintenir celle-ci, en plus des trois collectes automnales de Saint-Hyacinthe, Saint-Jude et Acton Vale.

La Politique provinciale de gestion des matières résiduelles veut favoriser une récupération des résidus domestiques dangereux sur tout le territoire québécois. Pour ce faire, le gouvernement entend forcer de plus en plus, les entreprises qui fabriquent ou mettent en marché des produits ayant un caractère de dangerosité, à les récupérer et à les traiter, en fin de vie, selon une approche de responsabilité élargie des producteurs.

À cet égard, notons l’entrée en vigueur, en janvier 2001, du Règlement sur la récupération et la valorisation des contenants de peinture et des peintures mis au rebut et, en janvier 2005, du Règlement sur la récupération et la valorisation des huiles usagées, des contenants d’huile ou de fluide et des filtres usagés. Des programmes similaires ont été adoptés par le gouvernement en juin 2011 pour les piles, les lampes au mercure et les produits électroniques. Les structures de récupération et de traitement devraient être mises en place au cours des douze mois suivant l’adoption de cette règlementation.

Nous devrions donc pouvoir bénéficier de services similaires à ceux implantés pour les huiles et la peinture, pour la collecte et la disposition de ces matières au cours de l’année 2012. La Régie prévoit collaborer à la collecte de ces matières de la même façon qu’elle le fait déjà dans le cadre des programmes relatifs aux peintures et aux huiles, dès que les services de collecte et de traitement seront disponibles, ceux-ci devant être dispensés sans frais supplémentaires.

De plus, au cours de l’année 2012, la Régie continuera de promouvoir les différents services permanents de récupération qui existent dans la région, notamment la récupération des peintures et des huiles à ses deux écocentres de Saint-Hyacinthe et d’Acton Vale.

7- ÉCOCENTRES D’ACTON VALE ET DE SAINT-HYACINTHE

Implantés en 1994, les deux écocentres de la Régie ont permis de répondre à un besoin important des citoyens des municipalités membres. La Régie offre ainsi, une alternative pour la saine disposition des encombrants, des résidus de construction et de démolition résidentielle, des pneus, des métaux, etc.

Ce service permet de : 

  • réduire de façon importante le phénomène des « dépôts sauvages »;
  • diminuer l’enfouissement (taux global de mise en valeur de 51 % en 2010);
  • sensibiliser la population à la notion des 3RV ainsi qu’à la protection de l’environnement.

Année après année, la Régie doit assurer une gestion adéquate de ses écocentres dont le taux d’utilisation a connu une croissance importante au fil des années et qui maintient actuellement une certaine stabilité au niveau de l’achalandage, tel que le démontre le tableau ci-dessous. Pour ce faire, elle peut compter sur l’excellent travail de sept préposés affectés à l’un ou l’autre des deux écocentres.

Année

Utilisateurs

Quantité
  (tonne)

1995

4 903

490

1999

5 172

988

2004

11 981

2 023

2008

18 233

3 127

2009

16 998

3 361

2010

16 512

2 957

Le taux de fréquentation des écocentres et la quantité de matière apportée ont connu un essor significatif au fil des années et une certaine stabilité au cours des dernières années. Les délais d’attente auxquels doivent s’astreindre les utilisateurs peuvent atteindre une heure pour accéder au site de Saint-Hyacinthe, en période d’affluence. Compte tenu de cette situation et du fait que les sites ont été mis en place depuis plus de quinze ans, pour répondre aux besoins d’un achalandage qui était beaucoup moindre à l’époque, la Régie a dû réévaluer le dossier des écocentres et adopter une Politique d’utilisation au cours de l’année 2010.

Les dimensions de l’écocentre de Saint-Hyacinthe sont devenues inadéquates au fil des années et elles ne permettent plus de répondre convenablement à la nouvelle réalité de l’affluence. À cet effet, des discussions ont déjà été entreprises avec la Ville de Saint-Hyacinthe, en vue de l’acquisition d’un nouveau terrain qui permettra la relocalisation de l’écocentre.

Malheureusement, l’emplacement du site convoité à cette fin nécessite l’obtention d’autorisations du ministère du Développement durable, de l’Environnement et des Parcs et bien que des pourparlers soient toujours en cours en ce sens entre le Ministère et la Ville de Saint-Hyacinthe, aucune entente finale n’est intervenue entre ceux-ci à ce jour quant aux utilisations autorisées sur ce terrain. Conséquemment, les pourparlers entre la Régie et la Ville de Saint-Hyacinthe sont actuellement suspendus et ils reprendront dès que l’accès au site et son aménagement aux fins auxquelles il est destiné seront rendus possibles.

Dans le contexte de la relocalisation anticipée de l’écocentre, la Régie a prévu la création d’une affectation temporaire où sont réservées des sommes destinées à l’acquisition et à l’aménagement du nouvel écocentre de Saint-Hyacinthe. Considérant que les pourparlers entre la Ville de St-Hyacinthe et le MDDEP sont décrites comme favorables, la Régie pourra poursuivre ses démarches de relocalisation et d’agrandissement de l’écocentre dès que la situation le permettra.

8- GESTION DES BOUES PROVENANT DES INSTALLATIONS SEPTIQUES

Tel que prévu dans le Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains, la Régie a procédé à l’implantation d’un programme régional de vidange des boues provenant des installations septiques situées sur son territoire en 2011. À terme, ce programme fera en sorte que les installations septiques situées sur son territoire seront vidangées dans le respect des normes du Règlement sur l’évacuation et le traitement des eaux usées des résidences isolées (Q-2, r.22) et les boues ainsi récupérées seront valorisés par compostage.

Selon les chiffres obtenus auprès des 22 municipalités membres de la Régie, on dénombre environ 10 000 installations septiques réparties sur l’ensemble du territoire de ces municipalités et cette liste d’immeubles fait l’objet de mises à jour régulières.

Depuis l’implantation de ce programme, nous constatons une excellente collaboration de la majorité des citoyens visés par celui-ci et plusieurs d’entre eux en ont profité pour procéder à l’aménagement de nouvelles installations septiques conformes aux lois applicables et nous ont rejoint afin de nous informer de leurs démarches. Nous avons également pu constater qu’auparavant, un bon nombre d’installations n’étaient pas vidangées régulièrement, ne l’étaient pas correctement ou étaient tout simplement inexistantes, ce qui avait inévitablement un impact sur l’environnement.

Dans ce contexte, les années 2011 et 2012 sont extrêmement importantes pour le succès du programme et beaucoup de temps et d’énergie continueront d’être investis par toute l’équipe de la Régie qui doit être mise à contribution. Les communications avec les citoyens concernés, les municipalités et l’entrepreneur retenu sont au coeur des priorités pour les prochaines années. La coordination du programme nécessite divers ajustements et une grande flexibilité de la part du personnel de la Régie.

Bien que la Régie était déjà très bien positionnée sur l’échiquier provincial relativement à la gestion des matières résiduelles avec la collecte à trois voies et les nombreux autres services offerts à la population, l’implantation du Programme régional de vidange des installations septiques permet de faire un pas de plus pour la préservation de l’environnement et le respect du Plan conjoint de gestion des matières résiduelles des MRC d’Acton et des Maskoutains. L’approche personnalisée développée par la Régie doit être maintenue car elle constitue l’un des principaux facteurs de succès du programme.

9- GESTION DES PLASTIQUES D’ORIGINE AGRICOLE

Au cours de l’année 2010, la Régie a entrepris des discussions avec la représentante de l’UPA de Saint-Hyacinthe en vue de l’éventuelle implantation d’un programme de gestion des plastiques d’origine agricole (plastiques servant à l’enrobage des balles de foin). Malheureusement, les alternatives étant très limitées quant au traitement de ces matières, il a été convenu de suspendre les discussions jusqu’à ce que des alternatives intéressantes de traitement de ces résidus soient disponibles.

Dès qu’elles seront réellement disponibles pour assurer l’évolution de ce dossier, ces nouvelles alternatives devraient favoriser l’implantation d’une telle collecte et les discussions en ce sens seront poursuivies, idéalement en 2012. La Régie ne souhaite pas mettre en place un programme dont la pérennité pourrait être compromise advenant l’impossibilité d’assurer le recyclage de la matière recueillie ou le maintien de cette collecte à un coût acceptable pour les citoyens concernés.